Dispositif "400 médecins généralistes"

La mesure "400 médecins généralistes" a été annoncée par le Président de la République lors de son discours du 18 septembre 2018. L’objectif de ce dispositif est de recruter 400 médecins généralistes dans des territoires fragiles afin de pallier le manque de médecins dans ces zones dites "sous-denses".
Il s’agit d’une solution concrète et immédiate aux problèmes d’accès aux soins : les tensions s’accroissent particulièrement aujourd’hui en matière de démographie médicale et les solutions proposées dans le plan d’accès aux soins et de la stratégie "Ma santé 2022" prendront un ou deux ans avant de pouvoir pleinement porter leurs fruits. Dès 2019, au minimum 400 postes seront créés dans les territoires où l’offre de soins est la plus menacée.

Quel est le fonctionnement du dispositif ?

Le dispositif se décompose en deux volets distincts et complémentaires, qui s’adressent à des médecins aux profils variés et aux attentes diverses et répondent aux besoins de territoires aux caractéristiques et aux dynamiques différentes.

  • 200 postes de généralistes, dont 13 postes en région Centre-Val de Loire, à exercice partagé entre l’hôpital et la ville.
    Le jeune médecin exercera une partie de son activité dans un établissement public (CH, CHU) ou privé sous un statut de praticien hospitalier contractuel. Il pratiquera en ville le reste du temps : son exercice pourra être libéral (médecin installé ou en assistant d’un autre médecin) salarié (d’un centre de santé ou d’un autre médecin sous un contrat de collaboration salariée) à condition qu’il se situe dans une zone sous-dense ou un quartier prioritaire de la politique de la ville.
  • 200 postes, dont 16 postes en région Centre-Val de Loire, de médecins généralistes salariés. 
    Ils sont destinés, en priorité, à de jeunes médecins qui pourront être salariés d’un centre de santé, d’un établissement de santé ou d’un autre médecin. Ces postes pourront être créés par des collectivités locales, des associations, des mutuelles, des établissements de santé. Pour faciliter et encourager la création de ces postes, les ARS apporteront un soutien financier à la structure employeuse : elles garantiront l’équilibre économique de l’opération (pas de surcoût pour l’employeur) pendant 2 ans, soit le temps nécessaire pour constituer la patientèle du médecin. Elles pourront aussi participer aux frais d’équipement du cabinet et accompagner la création du centre de santé ou cabinet médical.

Quels sont les avantages du dispositif ?

  • Pour les jeunes médecins

Le volet 1 de la mesure, destinée en priorité aux jeunes médecins, offre un cadre propice à la découverte de l’exercice libéral immédiatement après la fin des études. Cela peut  permettre de « ne pas choisir » entre la ville et l’hôpital et d’affiner progressivement le projet professionnel dans un cadre sécurisé et attractif. 
Le volet 2 du dispositif donne la possibilité à de jeunes médecins intéressés par l’exercice ambulatoire mais également à des médecins isolés souhaitant améliorer leur confort d’exercice et leur qualité de vie, d’exercer comme salarié. Le salariat permet de concilier plus facilement vie personnelle et vie professionnelle, grâce à une maîtrise du temps de travail, à la prise en charge des congés payés et des congés maternité.

  • Pour les acteurs locaux(élus locaux notamment)

Les acteurs locaux qu’ils soient des élus, des associations ou des mutuelles peuvent  proposer des projets de recrutement de médecins à l’ARS. Cette mesure constitue une solution nouvelle dans les territoires qui subissent de plein fouet la désertification médicale et sur lesquelles la médecine libérale n’a pas su trouver de solutions.

  • Pour les acteurs de la médecine libérale

Le volet 1 permet d’attirer vers le secteur libéral de jeunes médecins qui souhaitent découvrir cet exercice mais hésitent encore à "franchir le cap". Il encourage donc à l’exercice libéral dans les territoires fragiles. 
Le volet 2 apporte une réponse médicale dans des territoires où l’accès aux soins est particulièrement menacé. Il ne vise pas à concurrencer l’offre libérale qui y serait présente mais au contraire de à y substituer lorsque le manque d’offre médicale a été observé et ce constat partagé par les acteurs locaux.